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JULIA SKALOZUB

PORTRAIT


Julia est une photographe ukrainienne qui vit désormais à Prague. Bien qu’âgée de tout juste 28 ans, son expérience et son travail ne font plus aucun doute dans l’industrie professionnelle de la photo. Non seulement Julia est magnifique, mais son travail l’est encore davantage. Après avoir commencé la photographie il y a quelques années, elle a rapidement fait ses preuves, et a su révéler ce don unique, son point de vue exacerbé et son sens inné de la photographie et la mise en scène. Au delà des lois du genre masculin, elle a su s’émanciper des codes et des protocoles. Ses images sont très renommées et facilement reconnaissables.

 

Ces photographies sont des tableaux. Ce grain, cette mise en scène où les femmes jouent, s’amusent dans la complicité d’un scénario licencieux. Elle est attachée au noir et blanc qui semble figer les modèles dans leurs ébats complices. Son style : nu exclusif. Ses modèles jouent et improvisent face à son objectif. Elle transfigure ses modèles, dans la photographie, dans l’instant. Ses modèles sont charismatiques, elles gardent confiance face à l’objectif. Tantôt naïades, tantôt nymphes, tantôt courtisanes libertines et impudiques ses femmes sont mystérieuses. Comme elle nous le confesse il ne s’agit pas de nu. L’artiste ne se considère pas comme une photographe de nu mais davantage comme quelqu’un qui saisit un langage corporel et sentimental. Désormais, Julia multiplie les calendriers et une centaine de publications dans différents pays comme la Russie, le Brésil, l’Ukraine l’Afrique du Sud ou encore la Grèce.

INTERVIEW EXCLUSIVE

- Avec ce regard de femme et de photographe, quels sont tes critères de beauté ?

Le véritable artiste doit révéler quelque chose qui l’inspire. La mode est inconstante et éphémère mais la beauté et la délicatesse sont éternelles. La valeur éternelle pour moi, c’est la beauté féminine. Par conséquent, précisément avec une femme , je montre des émotions intenses qui sont liées à un érotisme sensuel. J’aime les modèles charismatiques, elles ont une tendance à rester dans la confidence, face à l’objectif, à éveiller les sens et l’admiration et à projeter leur charisme.

 

- Peux-tu nous éclairer sur ta vision du nu dans ton travail ?

Les hommes et les femmes photographes voient différemment le corps féminin. Les hommes prêtent davantage attention aux parties plus intimes, comme une sorte de domination revendiquée, mais pour une femme, le mystère et la beauté sont les plus importants, d’où le nu. Mais paradoxalement, je ne tiens pas compte du degré de nudité du modèle, le plus important pour moi est d’avoir cette clairvoyance, une représentation unifiée et légèrement incomplète. Un photographe devrait laisser de l’espace à son imagination, et non pas capturer une image statique. Chacun des mes clichés est comme une trace laissée de mes émotions et sentiments.

- Retrouvez la suite de Julia Skalozub dans Normal Magazine n°3 -

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