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OLIVER RATH

PORTRAIT


Rath s’amuse à irriter, provoquer, amuser : il exhibe ses modèles avec des objets phalliques, des femmes nues en niqab sexes dressés, des armes à feu sorties d’un univers azimuté et autres accessoires absurdes de brocantes avec pour toile de fond le Berlin décalé actuel. Sa photographie est anarchique, inachevée et obscène dans une volonté de conjuguer le beau avec le laid. Son image est urbaine et décalée, parfois trash et vulgaire, parfois élégante et élaborée, il mise sur la provocation. Son langage, ses narrations sont rugueuses et brutes, sans aucun compromis, comme une claque au visage. Oliver Rath est né le 14 avril 1978 à Heidelberg, en Allemagne. Autodidacte, il a tout appris par lui-même ou avec l’aide des tutoriels video sur Youtube. Le grand-père d'Oliver Rath, Heinrich Siegfried Wöhrlin, était un célèbre compositeur, musicien et directeur du Kehler Kammerchororchesters. L'histoire d'Oliver est celle d'un jeune homme qui a complètement changé de vie à 31 ans. Jeune, il part vivre à Fribourg-en-Brisgau et travaille en tant que producteur dans le milieu de la musique durant vingt ans. DJ, il est alors connu sous le pseudo Al Kapone dans les milieux nocturnes. Fatigué du milieu, il commence alors à réaliser des photographies.

Arrivé à Berlin, il investit toutes ses affaires dans du matériel photographique et commence alors son blog. Très prolifique il publie chaque jour deux à quatre photos. Aujourd’hui son blog est consulté 20000 fois par jour. Il utilise cet outil comme support pour montrer sa vie et son art:portraits, mode ou nu. En parallèle, il vend ses peintures dans des expositions et prend les commandes de l’industrie de la mode. Il devient alors un photographe de campagne publicitaire de renom pour des entreprises du monde entier, comme Gala, Focus, New York Times, le magazine Rolling Stone, Marlboro Russland ou Microsoft. Il a travaillé avec les plus grands : le couturier Karl Lagerfeld, Ellen Von Unwerth, Eva Padberg, Dieter Hallervorden ou encore Franziska Knuppe En Août 2012, il lance sa propre galerie « Rath Gallery » consacrée à la photographie et à l'art contemporain au centre de Berlin, « Der Welthauptstadt der Kreativen » soit « la capitale mondiale des gens) créatifs, selon le Berliner Zeitung. Il s’y est complètement implanté et y vit avec mais sa femme et sa fille Matilda

INTERVIEW EXCLUSIVE

- Comment se déroulent les shootings avec Oliver, avec de la drogue ?

Sur un shooting je ne suis pas aussi détendu qu’il y paraît. Quand les personnes sont sous l’emprise de la drogue elles sont souvent comme dans un show. Les gens sous drogue sont difficiles à manœuvrer selon moi. Comme je suis quelqu’un de très impatient, je veux un résultat quasi immédiat, le meilleur résultat , donc il est mieux au final de travailler sans drogue !

 

- Si tu pouvais échanger ta vie avec quelqu’un le temps d’une journée, avec qui serait-ce ?

Une journée dans la peau de Tim Burton, ça doit pas être mal !

 

- Ta meilleure blague ?
- Salut ? - Où ça ?

 

- Ton type de modèle ?
Si quelqu’un est incapable de montrer ses sentiments et être ouvert lors d’un shooting, alors il ou elle est à la mauvaise place. Dans ce cas je préfèrerais photographier des animaux, ils ne font jamais semblants eux !

 

- Aurais-tu pu être photographe de guerre?
J’admire les photographes de guerre, et davantage le maximum d’adrénaline qu’ils peuvent développer. Mais un jour vous vous habituez à ce que vous faites et ça deviendra une part de vous, et cela, je le redoute !

- Retrouvez la suite d'Oliver Rath dans Normal Magazine n°3 -

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